Jour 3: Nairobi, city center

Acclimatation difficile

Ce matin j’accompagne Millie chez les marchands du coin. Dans le haut de la rue, il y a un petit croisement bordé de marchands et d’une mosquée; c’est là que s’arrête le matatu (bus 10 places) que nous avons pris hier (entassés à 18, ce n’est pas une légende!) Millie me propose de passer les commandes, mais je ne parviens pas à m’adresser aux marchands: je suis pétrifiée de timidité! Ca ne me ressemble pas, mais je crois que c’est la première fois que je me sens « l’étrangère ». J’ai comme peur des mauvaises intentions, des jugements méprisants.Plus tard je vais comprendre que les Wazungus (Blancs) ne sont pas détestés, mais juste un objet de curiosité, parfois de convoitise. Hé oui je suis loin de la xénophobie française!

troupeau de zébus à Langata

Sur le chemin du retour, on croise des vaches… à bosse… ah mais oui, je n’avais jamais vu de zébu!

En rentrant, Millie file faire du ménage, elle ne s’arrête jamais de faire briller. Dans la cour je rencontre une femme qui s’occupe de la lessive en habits du dimanche. Elle a trois bassines, met de l’eau partout et par terre c’est la gadoue. Je la fais rire en lui disant que chez nous, on met des tabliers ou de vieux vêtements pour ne pas se salir. Eunice m’explique que les employés doivent être bien habillés pour se présenter au travail.

Après le déjeuner, Georges m’emmène en ville; on commence par aller changer de l’argent au marché noir, c’est avantageux, mais seulement si on amène de grosses coupures (Mais c’est illégal, hein, je ne l’ai plus fait après !).

Ensuite nous fumons une cigarette dans la voiture, car en ville, c’est interdit!

Marabouts dans la pollution

Georges me montre un poteau avec un signe dessus: il est autorisé de fumer au pied du poteau, mais si l’on s’éloigne de plus d’un mètre, on peut prendre une amende. Mais c’est en plein air dans les deux cas! Georges aussi trouve ça absurde.

Au supermarché Nakumatt, j’achète de quoi faire un boeuf bourguignon demain; le vin est hors de prix. Je veux prendre la viande au marché couvert, où  je suis une fois de plus l’attraction parmi les marchands. Même au centre de la capitale!

Les embouteillages aux heures de pointe sont suffocants, l’odeur du gazoil me fait tourner la tête.

On est vendredi, c’est le jour du miraa. Georges m’emmène faire son rituel: il achète les tiges d’herbe qu’il va éplucher et mâcher toute la nuit; Eunice m’explique au retour que c’est comme un concentré de caféine, ça empêche de dormir; et tous les samedis matins, c’est grasse matinée pour les hommes!

bouquet de miraa

J’essaie le miraa; l’amertume est trop forte, j’ai les coins de la bouche qui tirent vers le bas! Au moins j’aurai goûté, et tant mieux si je n’aime pas, car même légère, ça reste une drogue. Au retour, on regarde un peu la télé: des sagas familiales espagnoles ou africaines où il est beaucoup question d’argent et de tromperies; je leur dis que ça ne vole pas plus haut chez nous… mais Eunice et Millie trouvent ça passionnant! Aïe!

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