La forêt de Jozani et le centre des papillons de Pete

Une espèce endémique

Rien ne m’excite plus que de savoir que je vais voir une espèce qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Même si ce n’est qu’une sous espèce. Les colobes bai de Kirk, ou colobes roux de Zanzibar, sont appelés par les habitants « singes poison » (kima punju). Cela viendrait de leur odeur, mais a fait dériver les croyances et l’on raconte à tort qu’ils tuent les arbres sur lesquels ils vivent. Ils ont été tués à cause de cette histoire, mais aujourd’hui ils sont protégés dans le parc national de Chwaka Bay et notamment la forêt de Jozani.

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Les singes sont parfois loin dans la forêt, parfois au bord de la route. Les voitures ralentissent pour les regarder traverser, mais il est interdit de s’arrêter prendre des photos sans régler les droits d’entrée qui vont à la conservation de l’espèce.

On se rend d’abord au guichet où l’on peut se documenter à l’aide de quelques panneaux explicatifs, puis le guide nous emmène dans la forêt. Généralement il n’y a rien à craindre, mais nous avons fait une rencontre venimeuse!

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Les colobes sont dans la forêt. Ils sont magnifiques, avec leur nez rose et leur pelage hirsute. Ils n’ont pas peur des visiteurs. Je les observe longtemps, face à face entre primates…

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Il existe d’autre colobes roux, par exemple dans le Parc National des Udzungwa Mountains, on peut trouver la sous espèce d’Iringa. Ils n’ont pas ce panache blanc autour de la tête.

Nous allons ensuite visiter la mangrove un peu plus loin, avec force d’explications sur cet étonnant écosystème.

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Pour le déjeuner, une mama locale nous a préparé un plat typique de Zanzibar, du poisson en sauce aux épices, riz pilau, cortège habituel de fruits et chapati. Hmmm!

Un cercopithèque diadème ou singe bleu

Un cercopithèque diadème ou singe bleu

Il reste à visiter le centre d’élevage de chenilles au village de Pete. Rien de spectaculaire car les papillons sont de tailles et de couleurs tout à fait ordinaire, mais l’initiative vaut le détour si on le combine avec Jozani. Afin de commencer à préserver la forêt que les habitants exploitaient sans mesure, il a fallu donner une autre source de revenus aux villageois. On leur a donc proposé d’élever des papillons et d’en faire un centre touristique. Les habitants, et habitantes, car c’est une activité qui promeut aussi le travail des femmes, se chargent de nourrir les chenilles, récolter les cocons et les ramener au centre pour l’éclosion.

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J21 – Le Safari Blue

Une excursion en boutre traditionnel

C’est marée basse. Les bateaux sont amarrés, les pêcheurs qui ont travaillé toute la nuit doivent dormir à présent. La plage est déserte , mis à part quelques enfants  qui jouent avec des pierres de corail mort. J’en profite pour observer la petite faune aquatique qui fait des bulles.

observer les bêbêtes, une passion...

observer les bêbêtes, une passion…

Le boutre du Safari Blue est amarré où l’eau a un peu de profondeur, c’est donc à nous de s’en approcher et l’équipage nous aide à monter à bord. Toujours penser à prendre son maillot pour pouvoir enlever le bas: on a de l’eau jusqu’à mi cuisse!

Pour partir, le capitaine allume le moteur, mais au moment où nous apercevons les nageoires de trois dauphins, il le coupe et nous attendons leur réapparition en silence. Méditations sur l’immensité de l’océan, exclamations de ravissement…

Après une demi heure de balade, nous arrivons à un petit lagon fait de pierre de corail et d’arbres à mangrove. Se baigner dans une eau si claire et turquoise, quel bonheur.

entrée du lagon

entrée du lagon

L’appétit ouvert, nous partons déjeuner sur une île déserte où les cuisiniers du Safari Blue attendent tout sourire derrière des barbecues : brochettes de poisson frais, calamars, riz et dégustation de tous les fruits existant sur l’île.

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Après le repas, on a droit à un baptème de Ngalawa, une pirogue traditionnelle à balancier, creusée dans un tronc de manguier.

le ngalawa

le ngalawa

Enfin, un retour en douceur, la voile déployée et pour seule musique le vent et les flots… au crépuscule, s’engouffrer dans les petits bras tentaculaires de Stone Town, au son du muezzin et des rires des habitants qui ont fini leur journée. Tandis que les pêcheurs, eux, se réveillent…